Rien ne se donne pleinement. Venise apparaît comme un résidu : formes instables, surfaces traversées, repères en suspension. L’image ne fixe pas elle altère. Ce qui persiste relève moins du lieu que de sa perte. Une architecture en train de disparaître dans sa propre visibilité. Le regard n’atteint pas. Il dérive. Il n’y a pas de destination, seulement un glissement continu un espace sans prise. Le mirage n’est pas une illusion : c’est ce qui reste quand le réel ne tient plus.
Venise Imaginaire
Venise Imaginaire
Une ville suspendue entre brume et silence,
où l’eau reflète des souvenirs effacés.
Ici, Venise n’est plus un lieu,
mais une mémoire qui flotte.
Le noir et blanc efface le temps,
ne garde que les ombres et la lumière fragile.
