PHOTORETRO.CH
Ce projet d’exposition photographique en format XXL immersif explore New York à travers une esthétique volontairement instable, fragmentée et poétique. Il s’agit d’une série où l’image ne cherche pas la perfection documentaire, mais une expérience sensorielle et émotionnelle de la ville.
New York est la ville la plus photographiée du monde.
Des millions d’images nettes, parfaites, reconnaissables.
Moi, j’y arrive avec un appareil photo… et je rate.
Même les gratte-ciel se dédoublent quand je les photographie.
La ville refuse de rester sage.
Même les gratte-ciel se dédoublent quand je les photographie.
La ville refuse de rester sage.
Les lignes se cassent, le chaos devient poésie.
Je rate la lumière. La ville brille quand même.
Les fantômes urbains apparaissent dans mes photos floues.
Le chaos urbain devient une peinture tremblée.
Les rues deviennent des souvenirs flous, intenses, insaisissables.
Les couleurs se mélangent comme un rêve éveillé.
Chaque photo ratée raconte ce que je n’avais pas prévu.
Le hasard devient artiste.
New York se moque de ma technique et j’adore ça.
Même la Statue de la Liberté refuse de rester nette.
New York ne pose pour personne.
J’ai raté la mise au point.
Et c’est exactement ce que je voulais.
Le flou devient poétique.
La maladresse devient expression.
La Statue de la Liberté ne pose pas.
Elle traverse l’image, libre même du regard.
Les rues bougent plus vite que mon appareil photo.
Même les passants deviennent des fantômes charmants.
Mes erreurs deviennent mes préférées.
Je rate le moment parfait.
Et je le capture quand même.
La Statue de la Liberté apparaît comme une silhouette fantomatique.
Je vise la perfection.
Je tombe sur l’émotion.
Et c’est bien mieux ainsi.
La ville refuse d’être figée.
Elle existe dans le mouvement.
Et moi, je la suis comme je peux.
Je pensais rater mes photos.
En réalité, je rate le contrôle.
Boss, je n’ai pas raté New York.
J’ai juste raté mes photos.
Et c’est exactement pour ça qu’elles existent.
Boss, j’ai raté mes photos… et c’est parfait.
La ville m’échappe encore.
Chaque image est une tentative incomplète.
Je déclenche trop tôt.
Ou trop tard.
Mais jamais au bon moment.
Les formes se mélangent.
Les bâtiments deviennent presque abstraits.
Je cherche la netteté.
Je trouve du mouvement.
La ville ne se laisse pas figer.
Elle glisse entre mes réglages.
Les lumières bavent.
Et racontent autre chose.
Je perds le contrôle.
Et l’image devient plus honnête.
Ce que je rate techniquement,
je le gagne en sensation.
New York continue sans moi.
Et c’est très bien comme ça.
Je voulais capturer la ville.
Finalement, c’est elle qui m’a transformé.
Et je n’ai rien envie de corriger.
SHE LIBERTY
